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mardi 18 octobre 2011

Nicolas Sarkozy, le retour


Je le savais. Une fois que les socialistes en avaient fini, il était temps pour Nicolas de réoccuper la seule et unique place qui lui convienne : la Une. Le débat est fini, merci à l'UMP d'avoir laissé un peu de temps à l'opposition, on peut maintenant poser les vraies questions.
Primo : le président fera-t-il une sorte de C dans l'air diffusé à la fois surFrance 2 et TF1 ?
Dans cette hypothèse, l'émission serait donc présentée et par Jean-Pierre Pernaud, et par Yves Calvi. L'avantage de la présenter sur deux chaînes, c'est qu'on voit bien que le Président est plus fort que le PS. Mais l'Elysée n'a rien arrêté. Si ça trouve, c'est rien que des ragots et on spécule dans le vide.
Deuxio : cette émission sera-t-elle produite par une société privée ? Oui, à en croire Le Monde. Maximal Production, du groupe Lagardère. C'est la première fois qu'une intervention du Président serait produite par une société privée. Mais sûrement pas la dernière.
Tertio : le temps de parole de Nicolas sera-t-il décompté ? Alors là, je m'étonne que certains se posent encore la question, ça fait un an qu'on a la réponse. Non, non et non, il peut s'exprimer tant qu'il veut, il est président et pas candidat. On va pas empêcher le Prez de s'exprimer. Il va parler de la crise. Manquerait plus qu'on l'en empêche (alors qu'il se tait depuis des semaines). Il y en a qui sont sourds.
Et la question bonus  : Carla Bruni accouchera-t-elle seule ? Ben, si elle accouche le 24 au soir, oui. Sinon, on ne sait pas. Du reste, on s'en fout, mais tout de même.

lundi 17 octobre 2011

"Manque de courage", "mou", "malentendu": Copé tire à vue sur Hollande


Ça y est, les primaires sont finies ! Mais l'UMP est là, en embuscade, elle n'attendait que cela ! En pleine forme, Copé, toujours prêt, attaque de suite, remonté comme une pendule suisse.
Dézingage en règle, tout comme on aime :  François Hollande est "le champion du monde de l'ambiguïté" et du manque de "courage". Copé nous rappelle que l'UMP a "beaucoup, beaucoup de temps de parole de retard", et donc voici venu "le temps des explications".
La gauche molle n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd, comprend-on à la lecture de l'argumentaire : "Nous allons prendre les Français à témoin. La gauche réputée molle et qu'est censé incarner François Hollande n'est en rien la gauche que certains diraient fréquentable pour tel ou tel membre de notre famille politique. Pas du tout !" (NB : aux cas où les centristes voteraient à gauche, ils auraient le bon goût de ne pas choisir une gauche molle).
De François Hollande, poursuit-il très en forme, "on dit qu'il est habile, on ne dit jamais qu'il est courageux. Prendre une décision courageuse, c'est prendre une décision au risque d'être impopulaire si c'est pour le bien de notre pays".
Bon, dans la suite du discours, Jean-François a baissé de forme (on lui pardonne : on n'est pas, nous non plus, au top tout le temps).
Il s'est employé à rectifier l'image de François Hollande "chantre de la bonne gestion budgétaire". "La vertu budgétaire, ce n'est pas l'aptitude à augmenter les impôts, c'est l'aptitude à baisser un certain nombre de dépenses improductives. Il n'y a pas une proposition de baisse de dépenses chez François Hollande, mais 70 milliards de hausses d'impôts". Plus ennuyeux. Plus classique. On ne peut pas être en forme tout le temps.
Il a annoncé une nouvelle phase de la campagne présidentielle (celle qui n'a pas vraiment commencé, mais en fait si) : "À l'UMP, nous entrons dans une nouvelle phase de la campagne présidentielle, avec un objectif double : décortiquer le caractère irréaliste des propositions socialistes et présenter aux Français nos propres propositions". Idem. On le voit venir.
Et puis c'est l'apothéose :
Dès mardi, l'UMP s'attaque en grand (tout le monde, pas seulement Copé) au PS avec une grande convention qui sera retransmise à la télévision sur le thème : "Le projet socialiste à la loupe : le grand malentendu". Au programme, décryptage et chiffrage des très grandes faiblesses du programme du PS. L'heure est grave, nous dit Jean-François : "Ils ont créé de fait un immense malentendu avec les Français qui, d'ailleurs, peut se résumer à travers l'emploi du mot rêve par François Hollande. Cela rappelle les bonnes ficelles socialistes, dont on sait qu'elles se sont toujours terminées par un réveil extrêmement douloureux".
A l'UMP, ils ne sont pas comme ça et ils veulent "éclairer le chemin aux Français".
Dès mardi.

dimanche 16 octobre 2011

Primaire PS : bientôt la quille


Ce soir, on saura qui, de Martine Aubry ou François Hollande, sera le candidat du PS à la présidentielle. Et franchement, ça ne sera pas trop tôt. Parce que la primaire est un succès, certes, c'est un procédé démocratique, en effet, la droite est jalouse, parfait. N'empêche que quinze jours à bouffer du PS, matin, midi et soir, ça commence à bien faire.
Peut-on espérer passer à autre chose ?
Peut-être. Il paraît que Sarkozy fomente un retour sur la scène médiatique après la primaire. Doit-on s'en réjouir ? On ne sait pas. Au moins, ça nous changerait.
Moment nostalgie : c'est Frédéric Lefebvre qui nous manque. Il s'est coupé les cheveux, ne pratique plus la "provoc" et semble aspirer à la respectabilité. D'un triste....
Enfin, revenons à nos socialistes. La paix des braves a été décrétée, en ce dimanche de vote. Alea jacta est [le sort en est jeté : NDLR] : plus la peine de se balancer des gracieusetés à la figure. Dès lundi, il faudra se "rabibocher" et se tomber dans les bras, donc une journée de "zénitude" après les escarmouches de la semaine passée, ça nettoie.
Hier, après avoir assisté avec son mari Jean-Louis Brochen à la retransmission de la demi-finale du Mondial de rugby France - Pays de Galles, Martine Aubry est remontée à Lille pour se balader.
Quant à son rival François Hollande, il est descendu en Corrèze assister à une compétition sportive entre jeunes.
Il en a profité pour rappeler que Martine Aubry était responsable de la tension de cette fin de semaine : "Elle ne venait pas de mon côté, chacun l'a bien vu. Moi, je suis là pour rassembler et je ne cesserai de le faire".
C'est cependant Martine Aubry, inspirée par son intermède sportif du samedi matin, qui a trouvé le fin mot de l'histoire :
La primaire, "c'est un petit peu comme au rugby, ils (les joueurs) se cognent dessus beaucoup plus fort que nous pendant deux mi-temps (...) et puis, ensuite, à la troisième mi-temps, ils font la fête ensemble. Nous, ce sera la même chose dès lundi".
Donc lundi, c'est la troisième mi-temps des socialistes. DSK sera-t-il de la fête ? (on ne peut pas s'empêcher de se poser la question).
En tout cas, dès lundi, on pourra arrêter de parler de primaire et reprendre une activité normale... Ouf.

samedi 15 octobre 2011

Hollande-Aubry : l'ultime combat


Comment différencier un bonnet blanc d'un blanc bonnet ? Eh bien, c'est tout simple, en faisant des taches de sang sur l'un des deux.
Mais qui fait saigner l'autre ? C'est là toute la subtilité de la chose. Et les partisans de François Hollande (plutôt bien placé, vu que tous les éliminés du premier tour se sont ralliés à lui) l'ont bien compris.
Martine Aubry a donné une interview au quotidien 20 Minutes,  dans laquelle elle a déclaré :  "Le système s'est créé son candidat et nous a matraqués de sondages". Vendredi matin  sur France Inter, elle a quelque peu atténué ses propos, en précisant que François Hollande était le candidat du "système des sondages" tout en soutenant qu'elle n'avait pas "fait de dérapage".
Elle s'est expliqué : "J'ai répondu à une question qui était claire, 'vous estimez que le système médiatique a choisi François Hollande ?' et j'ai répondu 'oui je le pense'; il y a toujours eu pour les sondeurs, les commentateurs, un vote préféré... rappelez vous Barre, Balladur".
Trop tard....
Elle a déchaîné le feu du ciel, et provoqué la variante française de la reductio ab Hitlerum, aussi appelé "point Godwin". En français, la réduction ad Hiterum s'appelle la reductio ad Marina. Il suffit de prétendre que l'adversaire vient d'utiliser un argument à la Le Pen.
Ni une ni deux, les réactions ne se sont pas fait attendre. Hollande : «Il faut arrêter cette escalade, je crois que c'est un dérapage!» Et aussi : que Martine Aubry ne croie pas qu'en «montrant de l'agressivité, on montre du caractère». Et du côté de ses soutiens, choeur des Vierges : «propos inutiles» d'une candidate qui «ne cherche pas le rassemblement» (Valls), «attention à ne pas se tromper d'adversaire» (Moscovici), «carton rouge à Martine Aubry!», «il ne faudrait pas qu'on se gâche la fête des primaires» (Peillon).
C'était facile, il faut dire, et force est d'avouer que Martine Aubry a été maladroite. Parler de candidat du système, comme Marine Le Pen... Pas malin. Ils se sont tous engouffrés dans la brèche, qui a l'immense avantage de dispenser de débat de fond.
Ben oui, parce que sur le fond, bonnet blanc et blanc bonnet se ressemblent tant qu'éviter le débat de fond est une bonne tactique.
Les deux ont le même programme, défendent des propositions similaires sur les plans  fiscal, bancaire, éducatif, institutionnel et européen. La représentante de la "vraie gauche" a travaillé comme directrice des ressources humaines d'un groupe industriel, dans lequel elle a eu l'occasion de se lier d'amitié avec un futur directeur du CNPF, ancêtre du Medef. L'amitié, c'est sacré, mais tout cela fleure le centre gauche plus que la lutte prolétarienne.
L'un des deux jumeaux politiques doit donc tuer l'autre. Mais tandis que les soutiens de Hollande prétendent que Martine Aubry cherche le bain de sang... n'est-ce pas plutôt cette trop facile utilisation du Point Godwin à la française qui prouvent l'instinct de tueur du doux François Hollande et de ses sbires ?

jeudi 13 octobre 2011

Aubry-Hollande : bilan d'un débat toujours courtois


Entre les deux, lequel choisir ? Ils se ressemblent tant...
Le débat, qui montre les divergences, ne permet que difficilement de les départager.
En attendant, voici mon bilan.
1. Ils s'aiment :
« Nous avons toujours eu des relations amicales et franches », répond Martine Aubry.
« Je connais Martine depuis longtemps et j'ai de l'amitié pour elle », enchaîne François Hollande.
Et le perdant fera-t-il gaiement campagne pour le gagnant ?
« C'est évident. Nous serons tous unis dès lundi », insiste la maire de Lille.
« Il n'y aura pas de victoire s'il n'y a pas d'unité », poursuit Hollande.
2. Mais on attaque tout de même :
Hollande est « flou » - sur la règle d'or, le cumul des mandats - et n'a pas d'expérience. Les contrats de génération, « ça ne marche pas ».
"François parle beaucoup de rassemblement : j'ai trouvé un parti socialiste qui n'était pas rassemblé".
"Je ne suis pas le protagoniste d'un congrès qui s'est terminé comme on le sait".
3. Mollesse réelle ou supposée de la gauche :
S'agissait-il de discréditer Hollande ? Que non pas, argumente Aubry. « J'ai dit que face à une droite dure, il faut une gauche forte, pas molle. C'est-à-dire mettre les banques au pas, mener la transition écologique et la sortie du nucléaire. C'est ça, la gauche forte. »
Contre attaque de Hollande, qui a travaillé le thème : « Je n'ai pas envie d'une gauche dure. On sort d'une présidence très brutale, je ne veux pas d'une candidature sectaire. Le pays a besoin d'être apaisé. » « Je ne suis ni dans la gauche molle, ni dans la gauche dure, je suis dans la gauche solide et sincère ».
4. Contrôler les banques ? Mouais.
Martine Aubry : « Nous vérifierons que l'argent public ira à l'économie réelle. »
François Hollande évoque un « fonds de garantie » qui permet aux bons élèves d'aider les autres.
5. Pour sortir de la crise, chacun sa méthode :
Martine Aubry : ramener les déficits à 3 % de la richesse annuelle produite (PIB) en 2013.  Et  dans l'attente de la réforme fiscale, « une tranche supplémentaire à 50 % au-delà de 100 000 € par part fiscale ».
François Hollande : 0 % de déficit en 2017. Comment ? Par la réforme fiscale, à mettre en place en urgence : « Des augmentations de prélèvements, hélas il y en aura. »
6. La retraite à 60 ans ? D'accord.
Les deux candidats s'ccordent sur le rétablissement de l'âge légal de la retraite à 60 ans et sur la prise en compte de la pénibilité.

7. La démondialisation ? Montebourg inside.
Martine Aubry propose « le juste échange ». Et revient sur les produits chinois, honnis par Montebourg : « une régulation de la mondialisation », ce qui consisterait à taxer les produits chinois s'ils ne respectent pas les mêmes règles que nous.
François Hollande évoque « l'économie ouverte », qu'il préfère à « l'économie offerte », allusif et vague. Il prône le « principe de réciprocité », veut faire « pression sur la Chine » et instituer une « taxe carbone aux frontières de l'Union européenne ».
8. Les licenciements boursiers interdits ? Royal inside.
François Hollande : "Deux propositions : il faut pénaliser financièrement ceux qui licencient alors qu'il y a un gain boursier. Par ailleurs, il faut que le tribunal puisse intervenir très vite".
Martine Aubry : "Je propose que les représentants des salariés puissent saisir le tribunal en référé pour mettre sous tutelle l'entreprise".
Bon. Maintenant, il n'y a plus qu'à cogiter.

lundi 10 octobre 2011

Et Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pompaient, pompaient, pompaient


Cette fois, l'heure est grave, vraiment grave : Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont un mois devant eux pour résoudre la crise. Ça fait un mois, un an, deux ans, trois ans que c'est grave, mais c'est à chaque fois, juste un petit peu plus grave.
Les banques sont malades, très malades, et chaque semaine, une solution définitive semble être envisagée ; mais non, rien n'y fait, les brèches sont colmatées d'un côté (ou du moins, on en a l'impression), tandis que ça craque de l'autre.
Le citoyen moyen ne sait plus à quel saint se vouer, il a cependant bien l'impression que les grands de ce monde sont dans la panure, et jusqu'au cou, tout en affichant imperturbablement une superbe qui ne trompe personne. (mais ne dites rien aux marchés)
Hier, Paris et Berlin étaient d'accord sur un point, toujours le même, ou presque : ils étaient d'accord pour dire qu'ils étaient d'accord. Ça fait des années que ça dure, on ne sait plus si ça vaut le coup de le répéter.
C'est toujours le cas, systématiquement, sauf quand ils ne sont pas d'accord pour dire qu'ils sont d'accord. Il y a aussi les fois où ils ne sont pas d'accord pour dire qu'ils ne sont pas d'accord, mais là, on chipote.
De toute façon, hier, ils étaient d'accord.
Ils ont souligné leur plein accord.
Que dis-je ? Ils ont affirmé leur accord.
Les mots me font défaut : ils ont affiché leur détermination commune.
En un mot comme en cent : ils sont tombés d'accord.
Ils sont même d'accord sur la dead line : le G20. Tous les problèmes devront être résolus avant cette date fatidique. Le sommet a lieu à Cannes, les 3 et 4 novembre prochains. Lors de ce sommet, les 20 pays les plus riches de la planète se retrouveront sous présidence française. C'est pas le moment de ne pas être d'accord, ou de ne pas trouver son couteau suisse dans sa poche.
Un calendrier a été fixé. Est-ce qu'on n'aime pas ça, quand des calendriers sont fixés ? Oh que si. Le calendrier donne un gage de sérieux. On planifie, on découpe le temps et on enferme chaque problème dans une problématique, on lui attribue une salle de réunion, un horaire, on fait des mémos, on envoie les mémos par mail à tout le monde en copie à tous les autres et tout de suite, on se sent mieux. Aucune crise économique ne saurait résister à des réunions de spécialistes. Quand on en sort, le problème est transformé en graphique, en power point, en rapports d'expertise, la raison humaine a exercé son droit d'inventaire, on sent bien qu'on le maîtrise, le problème, il a quaisment disparu.
Donc, répétons -le, haut et fort pour que les marchés l'entendent : dimanche en fin d'après midi, à Berlin, lors d'une réunion de travail, à propos de la crise de l'euro, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont affiché leur détermination à tout faire pour sauver l'Europe
Petite parenthèse : avouons que si Paris et Berlin avait affiché leur détermination à ne pas sauver l'Europe, le sujet aurait éclipsé la primaire , mais Paris et Berlin manquent d'imagination.
Paris et Berlin sont d'accord, en particulier, sur l'obligation de prendre «les mesures nécessaires à la recapitalisation des banques», selon Angela Merkel, ou plutôt de «renforcer la structure du capital des banques en Europe», selon Nicolas Sarkozy.
Ahaha. Zut. Ça n'est pas tout à fait la même chose. Mais ça y ressemble, donc ils sont presque d'accord, au fond.
Sauf qu'il reste encore à préciser les détails.
Tout le problème est là : sans décision concrète, les marchés financiers vont penser qu'il y a des divergences entre Paris et Berlin sur la manière d'utiliser le Fonds européen de stabilisation financière (FESF).
Mais de toute façon, de décision concrète, il n'y a pas. Et il n'y en aura pas avant le sommet européen des 17 et 18 octobre. Aussi, que les marchés financiers pensent ce qu'ils veulent.
Le seul point sur lequel les deux dirigeants sont à peu près en phase est la volonté de renforcer l'intégration économique de la zone euro, et pour ce faire, il faudra effectuer des «modifications importantes» aux traités européens. Et la conclusion : fin du mois, il y aura des propositions. Des propositions de modifications des traites (sans nous demander notre avis, à nous, on n'y pige que pouic et on n'est pas là pour ça).
Annoncer ces adaptations des traités pour renforcer l'intégration de la zone euro est une façon de répondre à tous ceux qui doutent de la solidité du couple franco-allemand. "Douter de la solidité du couple franco-allemand" est une tarte à la crème des articles économiques actuels, sous la forme affirmative, interrogative, ou négative. Douterions-nous de la solidité du couple franco-allemand ? Ah non. Alors on modifie les traités.
Il faudra prouver, fin octobre, qu'on n'en est plus aux déclarations de principes. L'entente Paris-Berlin doit déboucher sur des mesures concrètes, car, après la Grèce, c'est cette entente qui est testée sur les marchés. Et l'entente doit être bouclée avant le G20 du 3 et 4 novembre.
C'est pour ça qu'il faut modifier les traités.
Et le plus triste dans tout ça, c'est que pendant que l'avenir de l'Europe se joue sous nos yeux , on s'en fout. Oui, on s'en fout, on ne s'intéresse qu'aux larmes de Ségolène, à la victoire de Montebourg et au duel Hollande-Aubry. C'est beaucoup plus amusant, et puis ça va plus vite, et puis on aura le résultat dans une semaine - alors que l'interminable feuilleton du sauvetage de la Grèce, de l'euro, des banques, on s'y perd et on s'ennuie.
Pourtant, le petit show médiatique du week end ne sert pas à grand chose : malgré tout le démocratique fonctionnement de la primaire, il s'agit au fond seulement de savoir, en cas de victoire de la gauche, qui tiendra la pelle à tarte pour le découpage du gâteau.
Alors que la modification des traités, ça, ça va peut-être changer pas mal de choses ; on ne sait pas ; puisqu'on ne sait pas en quoi ils seront modifiés. Une fiscalité commune franco-allemande ? Un budget commun ? Que des trucs tellement ennuyeux.
Alors on attend qu'on nous dise quoi en penser. Ils font ça très bien, sur TF1 et puis aussi sur France 2, les deux chaînes d'Etat. Et on passe le temps en regardant Ségolène pleurer.

jeudi 6 octobre 2011

Twitter et Facebook pleurent Steve Jobs




La mort de Steve Job a été suivi, comme il se doit, d'une avalanche de commentaire sur Twitter et Facebook, à tel point que le sujet est vite devenu un trending topics. 

Vers 17H00 à San Francisco (23H00 GMT), au moment de l'annonce de la mort de Steve Jobs, près de 20% des messages envoyés sur Twitter contenait les termes "Steve Jobs", selon le site spécialisé Trendistic.
Les hashtags  "#ThankYouSteve" et "RIP Steve Jobs" ont littéralement envahi sur le site de microblogging.
Même Barack Obama a participé à l'émotion générale, avec deux tweets : "repose en paix Steve Jobs" et "Il a changé la façon dont chacun d'entre nous voit le monde".
Steve Jobs



Arnold Schwarzenegger a tweeté : "Steve a vécu tous les jours de sa vie le rêve californien et il a changé le monde et nous a tous inspiré".


Steve Jobs


Ashton Kutcher a modifié sa photo de profil pour la remplacer par le logo d'Apple.


Steve Jobs

Mark Zuckerberg lui a laissé un message sur son "mur": "Steve, merci d'avoir été un mentor et un ami. Merci d'avoir montré que ce que tu as construit pouvait changer le monde. Tu  vas me manquer". Message, deux heures après, liké par 144.600 personnes qui n'avaient pas trouvé de mots plus adéquats pour exprimer leur émotion.
Steve Jobs


Même Google lui rend hommage sur sa page d'accueil, où figure aujourd'hui, sobrement, le nom de Steve Job, sa date de naissance et sa date de décès.
Steve Jobs

P. Diddy, Eva Longoria, Michael Bloomberg, Spike Lee, Snoop Dogg, y ont été eux aussi de leur tweet pour "rendre hommage" (si tant est qu'un tweet rende hommage) à Steve Jobs.